Ce chien s’appelle Adolf

Je dois être perturbé depuis quelques jours. Je ne l’ai pas dit à mes enfants qui m’accompagnaient lors de la promenade hier après-midi. Les aboiements prolongés de ce chien, très énervé dans le jardin de ses maîtres en contrebas, m’ont renvoyé aux éructations d’Adolf Hitler, notamment lors de son tout premier discours comme Chancelier du Reich, le 10 février 1933. Ce chien nous a un peu fait peur, mais bon… J’ai beau savoir que l’Histoire ne se répète jamais, je redoute le retour en force des tenants de l’inhumanité. Et pas seulement à l’occasion d’attentats. Je ne crains pas les fascistes mais j’aimerais bien que nous puissions durablement nous promener en paix, ensemble, sur les chemins de notre choix, où enfin les chiens en tous genres cesseraient de faire peur aux enfants. Comme aux grands. Et puis, dites-moi, les mots de ce discours, ça ne vous évoque rien qui pourrait ressembler à l’actualité ?…

« … et maintenant les rangs des chômeurs commencent à enfler.Un, deux, trois millions, quatre millions, cinq millions, six millions, sept millions, aujourd’hui c’est peut-être sept ou huit millions… Pour combien de temps encore ? C’est pourquoi je suis aujourd’hui convaincu qu’il nous faut agir maintenant avant qu’il ne soir trop tard. Par conséquent, j’ai décidé, le 30 janvier, avec le soutien de mon parti qui commença avec sept militants et qui est à ce jour fort de douze millions de membres, de sauver la nation et la mère-patrie… « 

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